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dimanche 9 février 2025

Éditorial Ararat et Haik : Clés de l’identité idéologique arménienne Par Jacques Raffy Papazian En juin dernier, Erdogan envisageait d’ouvrir le Syunik et négociait avec Aliyev sur des questions financières pour lui et son entourage. Cependant, l’armée turque et certaines forces internes ont empêché cette initiative. Pendant ce temps, loin d’agir en simple allié de l’OTAN, Erdogan coopère étroitement avec la Russie de Poutine, entouré de conseillers comme Douguine et d’idéologues du fascisme russe tels qu’Ilyine—dont Poutine a rapatrié les cendres de France pour les réinhumer en Russie. Depuis 2020, Moscou et Ankara travaillent ensemble à un projet visant à détruire l’Arménie et à soumettre ses derniers vestiges au totalitarisme russe, avec le soutien du Vatican. Le moment choisi pour les révélations sur l’affaire Meghri n’est pas anodin : bien plus qu’un simple territoire, Meghri est une porte d’entrée civilisationnelle et idéologique. Située aux confins du monde arménien, Meghri incarne une frontière culturelle, identitaire et idéologique, un bastion de résistance face aux tentatives répétées d’assimilation et d’effacement. L’acharnement autour de cette région ne relève donc pas uniquement d’une stratégie militaire ou économique : son contrôle revêt une dimension existentielle. Son sort déterminera en grande partie l’avenir du Syunik et, par extension, celui de l’Arménie tout entière. Les dernières révélations faites par le déclassement américain montrent que c’est Aram Sargsyan qui a empêché que Kocharyan rende ce territoire. Ce territoire a été conquis par Nejdeh, envoyé par les élites occidentales, où à l’époque le premier centre de gérance global était l’Allemagne et le second l’Angleterre. Ce n’est qu’après la seconde guerre mondiale que les États-Unis sont devenus le premier pôle et la Russie le second. Les autorités exploitent naturellement cette question, mais sans réel gain politique, car l’idéologie opposée à ARARAT va à l’encontre de tout ce qui devrait être promu. ARARAT prône une Arménie souveraine, unie et maîtresse de son destin, rejetant toute dépendance extérieure. Elle dépasse le simple spectre arménien pour être perçue comme le commencement de l’histoire, un symbole d’unité et de fondation pour l’ensemble de l’humanité. Opposée à ARAGATS, qu’elle considère comme une soumission à des influences étrangères, elle défend une autonomie stratégique et militaire, s’oppose aux projets menaçant l’intégrité du pays et appelle à un réveil national. À ce jour, il n’existe aucune source historique ou académique majeure qui définisse ou développe une idéologie formelle nommée ARAGATS. Plus qu’une doctrine politique, ARARAT représente une vision de résistance et de renaissance. Si nous voulons que l’Arménie devienne le premier centre de gestion global du Caucase, il faut donc assumer que son influence sera exercée, au minimum, sur la zone de la première République de l’Arménie wilsonienne. L’idée d’une base américaine à Meghri serait un levier de stabilisation pour le prochain siècle. Cependant, pendant ce temps, l’Arménie, officiellement alliée de la Russie, reste sous le contrôle de Moscou, notamment dans la lignée de Levon Ter-Petrossian et l’influence de ses réseaux occultes. La société civile arménienne a été témoin des agissements de l’Église apostolique, représentée par des figures comme Bagrat Galstanyan, qui a affaibli l’idéologie chrétienne ARARAT en se soumettant aux élites du Kremlin. L’influence du Kremlin sur l’Église apostolique arménienne a, dans ce contexte, contribué à une distorsion des valeurs chrétiennes arméniennes et à une vision plus soumise et moins résistante face aux défis géopolitiques. La société civile arménienne, tout comme l’Église, doit comprendre que le monde a évolué. Les enjeux contemporains imposent de répondre par une résistance claire et assumée à l’influence étrangère, particulièrement celle de la Russie et de ses alliés. L’Arménie ne peut pas se permettre de se soumettre passivement à des forces extérieures et doit défendre son autonomie stratégique, tout en restant fidèle à son identité chrétienne et à ses racines profondes. Il est important que le peuple arménien prenne une décision fondamentale sur son avenir. Un référendum doit être organisé pour permettre à la nation de choisir son destin : la liberté, héritée de Haik Nahaped et renforcée par un rapprochement avec l’Europe, ou la soumission au totalitarisme de Moscou. L’entre-deux est une chimère. La voie de la liberté européenne est celle de la souveraineté et de l’indépendance. C’est cette voie qui doit être défendue, contre les forces de dépendance et de soumission. L’idéologie arménienne ne changera pas. Depuis des siècles, les arméniens demeurent libres, indépendants, et ayant intégré les valeurs chrétiennes, une nation résiliente face à l’adversité. Les défis auxquels l’Arménie est confrontée aujourd’hui doivent être l’occasion de renforcer cette identité, de l’affirmer dans le monde moderne et de repenser ses alliances, tout en restant fidèle à son histoire et à ses valeurs.

Éditorial
Ararat et Haik : Clés de l’identité idéologique arménienne

Par Jacques Raffy Papazian

En juin dernier, Erdogan envisageait d’ouvrir le Syunik et négociait avec Aliyev sur des questions financières pour lui et son entourage. Cependant, l’armée turque et certaines forces internes ont empêché cette initiative. Pendant ce temps, loin d’agir en simple allié de l’OTAN, Erdogan coopère étroitement avec la Russie de Poutine, entouré de conseillers comme Douguine et d’idéologues du fascisme russe tels qu’Ilyine—dont Poutine a rapatrié les cendres de France pour les réinhumer en Russie.

Depuis 2020, Moscou et Ankara travaillent ensemble à un projet visant à détruire l’Arménie et à soumettre ses derniers vestiges au totalitarisme russe, avec le soutien du Vatican. Le moment choisi pour les révélations sur l’affaire Meghri n’est pas anodin : bien plus qu’un simple territoire, Meghri est une porte d’entrée civilisationnelle et idéologique.

Située aux confins du monde arménien, Meghri incarne une frontière culturelle, identitaire et idéologique, un bastion de résistance face aux tentatives répétées d’assimilation et d’effacement. L’acharnement autour de cette région ne relève donc pas uniquement d’une stratégie militaire ou économique : son contrôle revêt une dimension existentielle. Son sort déterminera en grande partie l’avenir du Syunik et, par extension, celui de l’Arménie tout entière.

Les dernières révélations faites par le déclassement américain montrent que c’est Aram Sargsyan qui a empêché que Kocharyan rende ce territoire. Ce territoire a été conquis par Nejdeh, envoyé par les élites occidentales, où à l’époque le premier centre de gérance global était l’Allemagne et le second l’Angleterre. Ce n’est qu’après la seconde guerre mondiale que les États-Unis sont devenus le premier pôle et la Russie le second.

Les autorités exploitent naturellement cette question, mais sans réel gain politique, car l’idéologie opposée à ARARAT va à l’encontre de tout ce qui devrait être promu. ARARAT prône une Arménie souveraine, unie et maîtresse de son destin, rejetant toute dépendance extérieure. Elle dépasse le simple spectre arménien pour être perçue comme le commencement de l’histoire, un symbole d’unité et de fondation pour l’ensemble de l’humanité. Opposée à ARAGATS, qu’elle considère comme une soumission à des influences étrangères, elle défend une autonomie stratégique et militaire, s’oppose aux projets menaçant l’intégrité du pays et appelle à un réveil national. À ce jour, il n’existe aucune source historique ou académique majeure qui définisse ou développe une idéologie formelle nommée ARAGATS. Plus qu’une doctrine politique, ARARAT représente une vision de résistance et de renaissance. Si nous voulons que l’Arménie devienne le premier centre de gestion global du Caucase, il faut donc assumer que son influence sera exercée, au minimum, sur la zone de la première République de l’Arménie wilsonienne.

L’idée d’une base américaine à Meghri serait un levier de stabilisation pour le prochain siècle.

Cependant, pendant ce temps, l’Arménie, officiellement alliée de la Russie, reste sous le contrôle de Moscou, notamment dans la lignée de Levon Ter-Petrossian et l’influence de ses réseaux occultes.
La société civile arménienne a été témoin des agissements de l’Église apostolique, représentée par des figures comme Bagrat Galstanyan, qui a affaibli l’idéologie chrétienne ARARAT en se soumettant aux élites du Kremlin. L’influence du Kremlin sur l’Église apostolique arménienne a, dans ce contexte, contribué à une distorsion des valeurs chrétiennes arméniennes et à une vision plus soumise et moins résistante face aux défis géopolitiques.

La société civile arménienne, tout comme l’Église, doit comprendre que le monde a évolué. Les enjeux contemporains imposent de répondre par une résistance claire et assumée à l’influence étrangère, particulièrement celle de la Russie et de ses alliés. L’Arménie ne peut pas se permettre de se soumettre passivement à des forces extérieures et doit défendre son autonomie stratégique, tout en restant fidèle à son identité chrétienne et à ses racines profondes.

Il est important que le peuple arménien prenne une décision fondamentale sur son avenir. Un référendum doit être organisé pour permettre à la nation de choisir son destin : la liberté, héritée de Haik Nahaped et renforcée par un rapprochement avec l’Europe, ou la soumission au totalitarisme de Moscou. L’entre-deux est une chimère. La voie de la liberté européenne est celle de la souveraineté et de l’indépendance. C’est cette voie qui doit être défendue, contre les forces de dépendance et de soumission.

L’idéologie arménienne ne changera pas. Depuis des siècles, les arméniens demeurent libres, indépendants, et ayant intégré les valeurs chrétiennes, une nation résiliente face à l’adversité. Les défis auxquels l’Arménie est confrontée aujourd’hui doivent être l’occasion de renforcer cette identité, de l’affirmer dans le monde moderne et de repenser ses alliances, tout en restant fidèle à son histoire et à ses valeurs.


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